• Un printemps diabolique (Le sonnet layé, double)

    Un printemps diabolique (Le sonnet layé, double)

     

    Un mois de mars figé dans l’air si méphitique

    Où marine un malheur

    Sur ce monde perdu dans un étau physique,

    Alimentant la peur.

     

    Des soignants sur le vif, la faucheuse asservie

    Dans les hôpitaux surchargés,

    Ils tentent l’impossible au péril de leur vie

    Sans défense et lors déchargés,

     

    De leur force vitale en sauvant des victimes,

    Lorsque dehors des gens en groupe sont intimes

    Propageant le poison.

     

    Sont-ils inconscients face à ce fortin diable,

    À perdre la raison ?

    Or chaque individu n’est pas imperméable.

     

    ********

     

    Le printemps il éclot en fable poétique,

    Un beau jardin en fleur

    Devant notre cabane un bel art féerique,

    Cet accueil fort charmeur ;

     

    Qui nous donne l’espoir usufruit en survie

    aux déchirements submergés,

    Nous souhaitons sa fin, tchao la bactérie

    Bientôt nous seront soulagés.

     

    Puis eux les sans-logis sont-ils donc des minimes ?

    Les oubliés sans toit ses humains anonymes,

    Pendant la floraison.

     

    D’un grand danger mortel, invisible, effroyable,

    La faux à l’horizon

    Sous le soleil qui voit leur souffrance immuable.

     

                         Béatrice Montagnac


  • Commentaires

    1
    Dimanche 19 Avril à 09:25
    véronique henry

    très belle description de ce traumatisme où le printemps éclos , mes bravos béatrice pour ton cri humanisme ,je t 'embrasse

      • Dimanche 19 Avril à 09:37

        Merci infiniment Véro pour ce commentaire qui me touche beaucoup

        Je t'embrasse

         

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