•               soir d’été (Le Rouet)

     

    Le soleil dans l’espace il se perd chaque soir

    Dans l’horizon pastel et embrasse la terre,

    Flamboyante lueur qui se fond dans le noir

    Figeant cette aquarelle en un jonc solitaire,

     Le soleil dans l’espace il se perd chaque soir

     Dans l’horizon pastel et embrasse la terre.

     

     L’océan s’embellit de vert, bleu et de rouge,

    Tel un turban triade échouant sur la mer

    La plage est lumineuse en se songe qui bouge

    Sur le sable endormi d’un sommeil doux amer,

    Tel un turban triade échouant sur la mer,

    L’océan s’embellit de vert, bleu et de rouge.

     

    Le déclin l’enveloppe en son ambiguïté

    Ce Monde d’une étoffe au centre de l’énigme,

      Jusqu' à l'aube d’un jour dans la réalité ;

     Son arcane sans nom, rendrait elle phénigme ?

     Ce Monde d’une étoffe au centre de l’énigme,

    Le déclin l’enveloppe en son ambiguïté.

     

    Sensuelle saison sous un éclat de lune,

    La nuit s’habille d’or au coucher de l’été ;

     Alors les estivants s’allongent sur la dune

     En admirant l’azur loin de leur anxiété,

     La nuit s’habille d’or au coucher de l’été,

     Sensuelle saison sous un éclat de lune.

     

                 Béatrice Montagnac

     


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                   L'amour champêtre (Le rouet)

     

     

     

    À l’abri d'un arbuste on entend les cigales,

     

    Aux abords de la mer ou d'un lopin de blés,

     

    Au bonheur des amants du manoir des trigalles ;

     

    Elles chantent l'amour pour des couples comblés !

     

    Aux abords de la mer ou d'un lopin de blés

     

    À l’abri d'un arbuste on entend les cigales.

     

     

     

    À l’abri d'un arbuste on entend les cigales

     

    Puis un merle chanteur qui siffle du Mozart

     

    Un matin d'été chaud dans les allées de Galles

     

    C'est la fête foraine, attirant un isard

     

    Puis un merle chanteur qui siffle du Mozart,

     

    À l’abri d'un arbuste on entend les cigales.

     

     

     

    À l’abri d'un arbuste on entend les cigales,

     

    Un émerveillement pour tous les amoureux ;

     

    Sous le ciel de Provence ils oublient leurs fringales

     

    En écoutant ses cris qui sont très langoureux,

     

    Un émerveillement pour tous les amoureux ;

     

    À l’abri d'un arbuste on entend les cigales.

     

     

                        Béatrice Montagnac

     


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    Désir (Glose en tercet à rimes triplées

     

    Désir : Quatrain de Renée Vivien

     

    Soudain la ressaisit, et l’étreint, et l’embrasse
    D’une ardeur si sauvage et si douce à la fois,
    Que le beau corps brisé s’offre, en demandant grâce,
    Dans un râle d’amour, de désirs et d’effrois.

     

     

    Désir (Glose en tercet à rimes triplées)

     

    Dans le miroir confus l'aile blanche de Grace

    Dont elle voit l'éclat au bord de la terrasse,

    Soudain la ressaisit et L’étreint, et l'embrasse.

     

    Dans le zèle d'aimer aux parfums d'autrefois,

    Chaque nuit en ses bras sa chaleur est parfois

    D’une ardeur si sauvage et si douce à la fois.

     

    De son culte sans fin caché sous un borasse,

    Ses baisers sont si long sirotant sa cuirasse

    Que le beau corps brisé s'offre, en demandant grâce.

     

    De la douceur conjointe aux frissons chauds et froids,

    Son alto musical vacille toutefois

    Dans un râle d’amour, de désirs et d’effrois.

     

     

    Béatrice Montagnac

     

     

     

     

     

     


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                 Passion immortalisée (Triduel)

     

     

    Aller toujours plus haut au mont de l’Everest,

     

    La passion d'aimer au delà de nos gestes

     

    Sur nos corps en amont l'escalade d'un lest,

     

    Volupté de l'amour aux ardeurs manifestes.

     

     

     

    D'actes voluptueux qui se cachent à l’est

     

    En notre art sensuel nos accords sont célestes,

     

    Aller toujours plus haut au mont de l’Everest

     

    Où les tam-tams des cœurs rimant des airs modestes.

     

     

     

    Courtisans un peu fous de nos desseins rimeurs

     

    Sous la voûte d'azur répandre l'allégresse

     

    En nos doux sentiments aux échos allumeurs,

     

    Même ci quelques fois vient une maladresse.

     

     

     

    Et nous aimer encor durant des ans charmeurs

     

    Plus loin que notre mort soufflera la tendresse,

     

    Courtisans un peu fous de nos desseins rimeurs,

     

    Sommes-nous effrontés, dans notre havre d'ivresse ?.

     

     

     

    Au sommet de l'extase explosent les ruisseaux

     

    De nos divins émois, nos larmes immortelles

     

    En cet éclat final s'ouvriront les vaisseaux

     

    Des roses rouges sang nos âmes de dentelles.

     

     

     

    Aux flancs de la montagne ont entend les saxos

     

    Ceux de nos hurlements des complaintes mortelles,

     

    Aux sommet de l'extase explosent les ruisseaux

     

    De nos pleurs langoureux en chansons cascatelles.

     

     

                      Béatrice Montagnac

     


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                 Vos rêves poétiques (Musain)

     

     Vos beaux rêves sont faits, d'images poétiques

    Sur les nuages blancs, dansent vos tendres mots,

    Strophes, refrains d'un chant sur des airs symphoniques ;

    Vos songes vont saisir des vers poignants de maux.

     


    La belle Érato vole en l'arche des étoiles,

     Dans vos nuits de bohème aux instants suspendus

    Jusqu'à l'éclat de l'aube à ses jours attendus ;

     Votre muse s'anime et lève enfin les voiles

     De votre âme nomade aux secrets défendus.

                         Béatrice Montagnac

     


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  •              Basse-cour en danger (Sonnet double ou doublé)

     

     Quelque part au village, une belle pagaille

     Dans la ferme de Paul ça ne tourne pas rond,

     Le coq en perd sa voix sa poule lui fait front,

     Amoureuse du jars, sa femelle déraille.

     

     L'amant s'en réjouit le roi n'est pas de taille,

     Déconfit il décampe en graillant un juron,

     Le renard à l’affût derrière un gros tronc

     Rigole de la scène en guettant la volaille :

     

     Il en mangerait bien, un colvert nourrissant

     Ou un poulet bien gras, quel choix appétissant ;

     Il sort de sa cachette, un doberman le chasse.

     

     Il repart sans son mets, penaud et résigné,

     À cet échec amer, il est égratigné

     Dans son orgueil de bête en perdant son audace.

     

     Le cador jase au Maître « elle a fuit la racaille ».

     « Merci, mon gardien », le clébard fait un bond,

     Tout fier du compliment il lèche le patron

     Qui lui palpe la tête en fixant la rocaille,

     

     Ce terrain de cailloux où pourrit la ferraille,

     Puis l'homme fatigué retourne à son buron ;

     Pendant qu'une jument rejoint son percheron,

     « Mon amour il va mal, ça ne dit rien qui vaille ».

     

     « Normal, il se fait vieux, mais il est fort pensant ».

     Un cochon noir bancal fait alors l'innocent

     De ne pas écouter mais il comprend l'impasse,

     

     De ses mots ambigus donc il a souligné

     Le sens d'un devenir sur un texte signé

     Ce testament final, la basse-cour de glace.

     

                    Béatrice Montagnac


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